Bien choisir son imprimante d’étiquettes

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Les imprimantes d’étiquettes sont classifiées en deux familles de matériel distinctes :

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La famille « bureautique », sous laquelle sont répertoriées les imprimantes jet d’encre, laser ou encore matricielles et qui utilise des étiquettes sous forme de planches A4 ou de listings. Cette famille est en général utilisée pour l’impression d’étiquettes administratives et/ou de suivi et réservée à un usage non intensif avec de faibles volumes d’impression.

La famille « codes barres », utilisant principalement les technologies thermique ou transfert thermique avec des étiquettes présentées en rouleaux ou en paravents. Cette famille est en général dédiée aux applications liées à la traçabilité.

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Compte tenu des nombreux avantages offerts par les imprimantes « codes barres », nos préconisations porteront uniquement sur cette famille d’imprimantes :

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  • Taille de votre (vos) étiquette(s) ?

La première étape consiste à déterminer quelles sont ou seront les dimensions min. / max. de votre ou de vos étiquettes.  La réponse à cette question va permettre de définir la largeur (ou laize) d’impression dont devra disposer votre imprimante. Plusieurs largeurs d’impression sont en effet disponibles sur le Marché, chacune correspondant en général à un type d’application :

- les imprimantes 2 et 3 pouces de laize (respectivement environ 54 et 76 mm de laize d’impression) sont principalement utilisées comme imprimantes d’appoint ou de bureau, notamment pour l’étiquetage de « suivi » ou lorsque les produits nécessitent de petites étiquettes.

- on utilise en général des imprimantes 4 pouces (env. 104 mm de laize d’impression) pour l’impression d’étiquettes d’identification de produits ou d’étiquettes d’identification de cartons.

- pour les étiquettes « Palettes » au format A5 (148×210 mm) on a en général recours à des imprimantes 6 pouces (environ 160 mm de laize d’impression).

- au-delà, on trouve également des imprimantes 8 pouces, susceptibles d’imprimer des étiquettes au format A4 avec une laize d’impression max. proche de 215 mm.

Nota : les fabricants distinguent généralement entre laize d’impression max. (format max. de l’étiquette seule) et laize du support max. (c’est à dire la largeur max. étiquette + support siliconé).

  • Nombre d’étiquettes à imprimer ?

Cette deuxième étape va permettre de caractériser les performances dont devra disposer votre imprimante, en termes de vitesse d’impression, de solidité, de fiabilité, de robustesse, etc. pour prendre en compte convenablement vos besoins d’impression au quotidien. Afin de ne pas être pris au dépourvu par la suite, il peut également être nécessaire d’estimer la progression attendue  pour les mois / années à venir en ce qui concerne le nombre d’impressions à effectuer. Cette démarche aura pour effet de garantir le bon dimensionnement de l’imprimante et ainsi de pérenniser votre investissement.

- Pour ce qui est de la vitesse d’impression, celle-ci est généralement exprimée en mm/sec et peut varier selon les fabricants et les modèles d’imprimantes entre 50 et 400 mm/ sec, étant entendu qu’en utilisant les imprimantes à leur vitesse d’impression max. on détériore sensiblement la qualité d’impression.

- Pour ce qui est de la solidité, de la fiabilité et de la robustesse des imprimantes, ces caractéristiques sont en général inhérentes aux appellations « Industrielles » des fabricants. Les imprimantes « industrielles » sont en effet conçues, quels que soient les fabricants, pour répondre à des environnements contraignants et pour garantir une durée de vie et un MTBF élevés. Une imprimante « industrielle » va ainsi se différencier d’une imprimante classique par un châssis et des capots métalliques, par une cinématique et des composants éprouvés et par une plus grande ergonomie, garantissant entre autres des temps de remplacement de consommables et un MTTR réduits.

  • Nature des informations à imprimer ?

En fonction de votre (vos) application(s), vous pouvez être amené à imprimer toutes sortes d’informations telles que logos, images, textes, graphiques, codes barres, etc. Le contenu de vos étiquettes et la finesse souhaitée pour les informations imprimées, vont déterminer la résolution d’impression dont devra disposer l’imprimante.

A titre d’exemples, une résolution de 200 dpi (abbréviation de « dot per inch », point par pouce en français) est couramment utilisée pour des applications dites « de logistique », alors qu’on utilisera des résolutions plus élevées (de 300 à 600 dpi) pour des applications de type cosmétique, pharmaceutique ou encore viticole, domaines dans lesquels les mentions en petits caractères sont légion.

De même, il faudra vérifier si tout ou seulement une partie de ces informations doit être imprimé en monochrome ou en plusieurs couleurs. Il faudra également s’interroger sur l’intérêt éventuel de faire pré-imprimer les parties fixes de l’étiquette (en couleur ou non) au moment de la fabrication des étiquettes par l’imprimeur, ce qui revient à créer une trame commune à plusieurs références de produit, avec repiquage d’informations plus spécifiques à la demande.

  • Durée de vie de l’impression une fois vos étiquettes imprimées ?

Répondre à cette question va permettre de choisir le support d’impression et déterminer par conséquent si l’impression devra être effectuée en mode thermique direct ou en mode transfert thermique. Bien que la plupart des imprimantes du Marché puissent fonctionner à la fois en thermique direct et en transfert thermique, les consommables étiquettes utilisés pour l’un et l’autre mode d’impression sont parfaitement distincts.

Les imprimantes « thermique direct » utilisent des supports d’impression qui réagissent, grâce à leur traitement chimique de surface, sous l’effet de la chaleur dégagée par les points chauffants de la tête d’impression.

Dans le cas des imprimantes « transfert thermique« , la tête d’impression agit non pas sur l’étiquette mais sur un ruban encreur situé entre la tête thermique et le support à imprimer : la chaleur dégagée par les points chauffants de la tête d’impression sert alors à transférer l’encre du ruban vers le support d’impression.

  • Raccordement de l’imprimante à l’informatique ?

L’état de la technique permet actuellement une multitude de possibilités de raccordement des imprimantes d’étiquettes aux PC ou aux réseaux informatiques des entreprises. Les fabricants d’imprimantes déclinent en général leurs gammes d’imprimantes avec de base au moins 2 ou 3 interfaces disponibles (en général les plus classiques telles que les interfaces Parallèle Centronics, Série RS 232 ou encore USB). Pour ce qui est de l’interface réseau Ethernet RJ45 (LAN 10/100 base) ou de l’interface WIFI (norme 802.11 b ou g), celles-ci sont en général disponibles en variantes des imprimantes de base ou proposées en Option.

Le choix du mode de connexion de l’imprimante au PC ou au réseau informatique est intimement lié à l’emplacement de celle-ci et à la distance la séparant du PC ou du réseau informatique. Lorsque la distance entre imprimante et PC est inférieure à 5 m on peut utiliser indifféremment les interfaces USB, Série RS232 ou Parallèle. Au-delà de 5 mètres, l’USB n’est plus préconisé ; il en va de même pour l’interface Parallèle au-delà de 10 mètres et pour l’interface Série RS232 au delà de 20 mètres.

Il peut également être décidé, en fonction du mode d’utilisation de l’imprimante, de ne pas raccorder du tout l’imprimante à un PC ou à un réseau : ce mode de fonctionnement dit « autonome » de l’imprimante, implique le chargement des fichiers étiquettes dans la mémoire interne de l’imprimante préalablement à sa mise en production, si bien que l’utilisateur n’a plus qu’à appeler le fichier souhaité au moment d’éditer les étiquettes via un petit écran clavier et à renseigner la quantité d’étiquettes à imprimer, ainsi que les éventuels champs variables contenus dans l’étiquette (ex : date, N° de lot, etc.).

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